Souleymane, est un jeune ivoirien, arrivé en France en 2017 au terme d’un parcours difficile.
Alors âgé de 16 ans, il a été pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) à Montpellier, où sa minorité a été contestée au bout de quelques mois, faute de documents d'identité et sur la base de tests osseux.
C’était en 2018, le Département, alors, non seulement expulsait les jeunes, mais portait plainte contre eux et les faisait condamner à de la prison ferme, au motif qu'ils auraient abusé indûment de l'aide du Département.
Souleymane a ainsi effectué 8 mois de prison à Villeneuve les Maguelone, suivis de 2 mois d’enfermement au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Sète.
A sa sortie du CRA, plusieurs associations se sont mobilisées pour l’héberger, le scolariser et pour l’accompagner dans ses démarches de régularisation :
Il a pu en septembre 2021 accéder au lycée en classe de CAP plomberie. Il a obtenu son diplôme en 2023. Pendant sa scolarité il a fait plusieurs stages et ses patrons, satisfaits de lui se disaient prêts à l’embaucher….
Il a fait avec RESF toutes les démarches nécessaires pour justifier de son identité, de son âge et du fait qu’il n’a jamais menti. Il a obtenu un acte de naissance et un passeport qui le prouvent. Il a donc, dès qu’il a pu, tenté une demande de régularisation en présentant un dossier en préfecture, promesse d’embauche à l’appui…. Mais en vain. Sa condamnation empêche toute régularisation.
Lors de son jugement en 2021, il n’avait pas de papier, rien pour justifier de son identité, il était seul, complètement démuni devant la machine juridique qui la condamné.
L’avocat commis d’office qui l’a assisté, n’a pas jugé bon de faire appel de la décision…..Celle-ci, devenue définitive, compromet toute chance de régularisation.
Pour le sortir de l'illégalité, la seule solution, à laquelle il faut nous résoudre aujourd’hui c’est le recours en Cassation, à Paris, pour obtenir la Révision de son procès. C’est une démarche procédurière lourde et coûteuse, longue aussi (2 ans il faudra encore de la patience), mais qui a des chances de réussir. Quelques autres l’ont tenté avant lui et ont obtenu gain de cause. Une jurisprudence s’est donc installée qui donne de l’espoir.
Un avocat montpelliérain a accepté de prendre en charge son dossier. Il demande 1200 € d’honoraires. C’est la somme qu’il nous faut réunir pour enfin ouvrir des perspectives à Souleymane. C’est pourquoi nous faisons appel à vous et sollicitons vos dons. Chacune de vos contributions, même modique, sera un signe de soutien encourageant pour Souleymane.
Nous vous en remercions d’avance. Les sommes que nous récolterions et qui dépasseraient l'objectif seront réaffectés à d'autres actions de soutien.