- RESF34 s’associe à d’autres organisations montpelliéraines pour interroger les candidat.e.s aux municipales

**Article actualisé le 11/03 à 16h00**
Dans le cadre des élections municipales à venir, RESF34 s’est associée à d’autres organisations afin de rédiger deux questionnaires adressés à l’ensemble des candidat.e.s à la mairie de Montpellier (à l’exception des candidat.e.s d’Extrême Droite) et dont les réponses visent à mieux comprendre leurs orientations, leurs priorités et leurs engagements envisagés.
Le premier questionnaire a été rédigé conjointement avec la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, et le MRAP. Articulé autour de quatre axes (« Social », « Accueil, hospitalité et vivre-ensemble », « Priorité donnée à la solidarité et « Vie Démocratique Associative »), le questionnaire interroge autant sur les principes (« comment allez-vous répondre à la devise républicaine de fraternité, autrement dit, de solidarité, à l’échelon communal ? ») que sur des actions concrètes (« Comptez-vous mettre en place un guichet unique pour l’accueil des étrangers (notamment en matière d’accès à l’emploi) ?)
Nous avons dès à présent les réponses suivantes:
Le deuxième questionnaire a quant à lui été développé dans le cadre du collectif Un Toit Un avenir auquel appartient RESF34. Ses 10 thématiques portent sur l’accès au logement des familles avec enfants. Positionnement vis-à-vis de l’Etat, moyens concrets pour la mise à l’abri inconditionnelle en cas de carence de ce dernier, rôles et moyen du CCAS, et. autant de thématique sur lesquelles le collectif espère des réponses claires.
Un Toit Un Avenir publie sur son site la liste des réponses
- NON au RACISME, NON aux FASCISTES, NON aux VIOLENCES D’ÉTAT, SOLIDARITÉ ! SAMEDI 14 MARS – UNITÉ (Manifestation à Montpellier – 14h30 place de la Comédie)

RESF 34 est signataire de l'appel national de la Marche des Solidarités pour une manifestation qui aura lieu le 14 mars à 14h30, départ place de la ComédieD’où que l’on vienne, où que l’on soit né.e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Ensemble.
De l’Ariège à Roubaix, de Grenoble à la Bretagne, de Marseille à la région parisienne, de Mamouzou à Ouvéa, ce sont nos quartiers, nos vallées, nos communes.
Nous ne voulons plus laisser ce pouvoir nous réduire à la misère et à la précarité, nous détruire et nous diviser, ouvrir la voie au fascisme.
Nous décidons de nous unir, de résister, de riposter, et de construire la solidarité comme un moyen et comme un objectif.
Chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble.
Chaque victoire des un.es ou des autres sera une victoire pour toutes et tous.À la mémoire d’Aboubacar Cissé, malien, sans-papier, musulman, tué dans une mosquée, nous luttons contre l’islamophobie et la négrophobie.
À la mémoire de Djamel Bendjaballah, tué par un militant fasciste, nous nous opposons à la présence des fascistes dans nos quartiers.
À la mémoire d’El-Hacen Diarra, mauritanien, résident d’un foyer de travailleurs immigrés, tué par la police, nous exigeons vérité et justice pour tous les crimes policiers.
À la mémoire de Mamadou Garanké Diallo, guinéen, mort au large de Dunkerque en voulant traverser la Manche pour fuir une OQTF, nous revendiquons la régularisation des sans-papiers et la reconnaissance des mineur·es isolé·es.
À la mémoire de tou.tes nos frères et sœurs tué.e.s, violé.e.s, mutilé.e.s, blessé.e.s, déshumanisé.e.s par le racisme, la police et la gendarmerie, aux frontières, dans les lieux d’enfermement ou dans nos quartiers, faisons vivre partout la solidarité.Dans chaque quartier, chaque commune, chaque lieu de travail et d’études, nous appelons à s’organiser dans l’unité pour :
– se mobiliser dans chaque quartier et chaque commune pour faire obstacle aux rafles policières,
– barrer la route au RN et à Reconquête et à tous les groupes fascistes
– s’opposer aux contrôles au faciès, aux armes et pratiques mortelles, et à la présomption de légitime défense pour la police,
– obtenir le retrait des lois islamophobes, à commencer par la loi séparatisme,
– exiger la régularisation des sans-papiers, la reconnaissance des mineur·es isolé·es, le renouvellement automatique des titres de séjour,
– ouvrir les guichets des préfectures et faire de la carte de 10 ans le titre de séjour de référence,
– abroger immédiatement la loi Darmanin et les circulaires Retailleau, fermer les Centres de Rétention Administrative (CRA),
– imposer l’égalité des droits pour toutes et tous : logement, santé, retraite, école, travail,
– lutter contre la militarisation de la société et la marche vers la guerre,
– abolir le décret raciste Bienvenue en France qui augmente les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s et restaurer les APL pour les étudiant.e.s étranger.e.s
– refuser toutes les formes de racisme et affirmer la solidarité internationale avec tous les peuples qui résistent au racisme, au colonialisme et à l’impérialisme.Samedi 14 mars, ponctuant une semaine de mobilisations nationales (grève féministe et manifestations du 8 mars, luttes dans l’éducation, Semaine Noire du 8 au 14 mars, campagne contre l’islamophobie du 7 au 15 mars…) et veille du premier tour des élections municipales, nous appelons à manifester massivement sur tout le territoire contre le racisme, le fascisme, les violences policières, les crimes d’État, pour l’égalité des droits et la solidarité.
Montpellier : Manifestation Samedi 14 mars départ 14h30 place de la Comédie - Venez soutenir Souleymane B. devant le Tribunal Administratif de Montpellier le 13 mars à 10h15 !

Souleymane B., de nationalité guinéenne, est né en janvier 1998, entré en France en juillet 2015 à17 ans et pris en charge par l’ASE de l’Hérault à son arrivée. Il a fait sa scolarité à Montpellier au lycée Léonard de Vinci et obtenu en 2016 un CAP Installateur sanitaire, en 2017 un CAP Electricité et en 2019 un Titre professionnel Agent de propreté et d’hygiène.
Il a été régularisé le 15/01/2018 avec une carte travailleur temporaire suivie de 5 cartes de un an dont la dernière lui a été remise après échéance mais qu’il a du quand même payer 225 € pour obtenir un nouveau récépissé. En 2024 il a eu plusieurs récépissés successifs. Son dernier récépissé est arrivé à échéance le 10 octobre 2024 alors qu’il venait de perdre son dernier emploi. La préfecture a refusé de le lui renouveler parce qu’il travaillait en intérim à ce moment ; ainsi après 9 ans de présence, une scolarité réussie et plusieurs emplois et une conduite irréprochable, il s’est retrouvé sans papier, et sans ressources.
Le RESF 34 l’a aidé à partir d’octobre 2024, d’abord au niveau de la nourriture, grâce à des bons Emmaüs dont nous disposions l’an dernier, puis à travers une recherche d’emploi menée par un bénévole. Nous l’avons accompagné, conseillé et aidé financièrement pendant cette période de galère pendant laquelle il a fait preuve de courage et de ténacité dans ses recherches d’emploi.
En janvier 2025 il a reçu une OQTF contre laquelle il a déposé un recours gracieux qui a été rejeté. Son avocate a alors déposé un référé jugé sur la forme en novembre dernier. Grâce aux efforts d’un bénévole du RESF 34, chef d’entreprise et aux bonnes prestations de Souleymane dans ses entretiens, une offre d’embauche ferme (sous réserve de titre de séjour) lui a été proposée.
Le TA a enjoint la préfecture de lui donner un titre de séjour dans l’attente d’un jugement sur le fond le vendredi 13 mars à 10h15 au TA de Montpellier 6 rue Pitot. Il a donc finalement pu entreprendre une formation en alternance en climatisation, avec une promesse d’embauche en CDI à l’issue de cette formation. Son parcours et sa situation lui ont permis d’être retenu pour participer au programme de parrainage républicain mis en place par la municipalité de Montpellier.
Si vous en avez la possibilité venez le soutenir dans cette ultime épreuve vendredi 13 mars au TA de Montpellier 6 rue Pitot à partir de 10h15 - Venez soutenir Souleymane Y. le 5 mars !

Souleymane est un jeune homme, grand et mince (il fait de la course à pieds), souriant, poli, respectueux.
De sa Guinée natale, il est arrivé à Montpellier en juin 2019. il avait un peu plus de 16 ans.
En tant que mineur et sans famille sur le territoire français, il a été pris en charge par L’Aide Sociale à l’Enfance et aussitôt scolarisé, car il avait eu la chance d’aller à l’école avant que sa mère, puis son père ne décèdent. Il garde la nostalgie de ce temps d’avant…
Comme d’autres, il a fui le malheur pour se reconstruire dans un autre pays et, saisissant sa chance, il s’est investi à fond dans les études : CAP plaquiste.
Complimenté par ses professeurs et soutenu par ses éducateurs, il dépose à 18 ans sa demande de premier Titre de Séjour. Son dossier est bon. On attend, plutôt confiant
Ses éducateurs ont confiance aussi, ils ont mis en place un contrat jeune majeur pour le soutenir dans ses démarches et l’accompagner vers l’autonomie.
Souleymane est à ce moment logé de manière autonome dans un petit appartement partagé avec Daouda.
C’est Daouda, qui nous avertit ce matin du 20 octobre 2021 : La Police est venue. Ils ont emmené Souleymane.
Impossible de joindre Souleymane (son téléphone a été confisqué), impossible d’obtenir des informations, impossible de trouver un avocat susceptible d’intervenir. Personne ne sait rien. 48 heures sans nouvelles…..
Souleymane finit par réapparaître. Il a été jugé en comparution immédiate, avec un avocat commis d’office. Il est condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis. Son âge ayant été mis en doute, il est accusé d’avoir escroqué le Département en obtenant une prise en charge indue.
Aussitôt, nous l’accompagnons pour faire il appel de cette décision.
Nous avons bon espoir, Souleymane a un dossier en béton : des justificatifs et des témoignages de sa bonne foi. Son identité n’est pas usurpée. il n’a pas menti sur son âge. On peut le prouver. Il a maintenant, une carte consulaire et un passeport qui authentifient ses dires. La Cour d’Appel devrait l’innocenter, selon la jurisprudence de la Cour de Cassation.
Souleymane reprend ses études, valide haut la main son CAP de plaquistes. Mais sans Titre de Séjour, il ne peut pas travailler et on n’a toujours pas de date pour l’appel. Alors il faut s’occuper en attendant. Souleymane entreprend un deuxième CAP peinture cette fois, qu’il obtient en juin 2023. Mais toujours pas de date pour l’appel.
Souleymane se débrouille pour obtenir un contrat d’apprentissage dans le domaine de la restauration. Il prépare donc un 3eme CAP ! Côté positif, il a enfin une petite paie, en tant qu’apprenti. Dans quelques mois, en juin 2024, il aura 5 ans de présence en France et une dizaine de feuilles de paie, de quoi envisager une demande régularisation. Mais la condamnation, qui n’est toujours pas annulée, empêche toute régularisation.
Il faut encore attendre. Il s’engage une année de plus en apprentissage pour préparer un 4ème diplôme.
En juin 2025, l’entreprise qui l’embauchait fait faillite. Il n’a plus de salaire. Impossible de retrouver du travail sans titre de séjour… et toujours pas de date d’audience pour l’appel
La Cour d’appel, plusieurs fois sollicitée, ne donne toujours pas de date d’audience. En fait elle peut attendre jusqu’à 6 ans pour fixer une date d’audience. On en est déjà à 4 ans d’attente ! Souleymane n’a pas tout ce temps. Il a l’impression de perdre sa jeunesse dans ces méandres juridiques qui le dépassent. Il voudrait bien enfin pouvoir travailler dans les métiers où il s’est formé, se loger décemment, simplement être autorisé à séjourner dans le pays où il vit maintenant depuis 6 ans.
Janvier 2026, enfin, on aperçoit le bout du tunnel. La Cour d’Appel a donné une date.
Le 5 mars à 14h, Souleymane est convoqué devant la Cour d’Appel de Montpellier. Il va enfin pouvoir se justifier, prouver qu’il n’a pas menti et, on l’espère, obtenir l’annulation de la condamnation qui empêche sa régularisation. Si vous le pouvez, venez le soutenir à la Cour d’Appel ce jour là. L’audience est publique et vos présences seront une marque de vos soutiens à ce jeune homme, à ce moment très important pour lui. - Après-midi rencontre et partage

Le samedi 24 janvier 2026 les bénévoles de RESF34 accueillaient dans les locaux de la Cimade, des jeunes, des familles avec leurs enfants, des parrains et marraines pour un après-midi festif.
Cinquante personnes ont répondu à notre invitation.
L’après-midi a débuté par la présentation d’un montage photo réalisé lors de la sortie d’un groupe de jeunes sur le voilier « le Bel Espoir » au mois d’octobre 2025. Puis le conteur-musicien et griot Jimmy Curtis a amusé et charmé l’assemblée avec un conte africain et des morceaux de guitare.
Nous avons ensuite partagé la galette des rois et des reines dans une ambiance chaleureuse.
Un bel après-midi lumineux et convivial que tous les participants ont beaucoup apprécié !


- Un parrainage républicain sous le signe de la culture

Mercredi 17 décembre, la mairie de Montpellier a renouvelé pour la troisième fois la cérémonie de parrainage républicain. Les parrainages républicains associent une organisation, un.e élu.e et un parrain ou une marraine « civile » dans le but d’accompagner un jeune ou une famille dans leur processus d’intégration.
RESF34 a ainsi proposé 8 personnes pour ce dispositif auquel se sont jointes d’autres associations montpelliéraines (MAJIE, Avec Toits, et aussi un programme d’accueil d’étudiantes afghanes). Cette année, la mairie de Montpellier a décidé de placer ce parrainage sous le signe de la culture. Afin de faciliter les échanges et les rencontres entre les parrainé.e.s et leurs parrains/marraines, la mairie a mis à disposition des places gratuites pour de nombreux événéments culturels et sportifs : théâtre, concert, cinéma, rugby, foot, il y en a pour tous les goûts ! Les parrainé.e.s se sont également vu offrir une carte de médiathèque, leur permettant de bénéficier de l’ensemble des services que les bibliothèques de l’agglomération peuvent leur proposer.
- La natation, pour réussir un rêve

Depuis deux ans, les cours de natation, proposés tous les étés aux jeunes suivis par RESF 34, ont été suspendus. La réouverture du centre nautique Neptune de Montpellier, prévue en juin 2026, permettra, nous l’espérons, la reprise de l’activité.
Néanmoins, durant cette période RESF34 a quand même poursuivi son soutien pour aider certains jeunes en demande, à améliorer leurs compétences en natation.
C’est le cas pour Z., une jeune suivie par RESF34, qui, pour réaliser son rêve de devenir hôtesse de l’air, doit impérativement réussir un test de natation exigeant.
C’est Jean-Jacques F, Maître-Nageur-Sauveteur bénévole à RESF34 qui l’accompagne depuis plusieurs semaines afin qu’elle puisse réussir ce test.
- Une éclaircie pour Sélim

Décembre 2017. A la fin d’une permanence RESF34, Selim pousse la porte de notre local. Il sort tout juste de prison. Après trois mois d’enfermement au milieu de prisonniers de droit commun à la prison de Villeneuve les Maguelone. On lui a reproché d’avoir menti sur son âge pendant sa période de mise à l’abri par l’aide sociale à l’enfance.
C’est un jeune homme épuisé, perdu et qui nous confie que ce qu’il vient de vivre pendant ces trois mois « c’est pire que la Libye et la traversée de la Méditerranée ».
Nous lui trouvons, grâce à la Croix Rouge et dans l’urgence, deux nuits à l’abri ; puis une famille qui accepte de l’héberger de façon permanente. Grâce à l’aide de cette famille aimante Sélim reprend goût à la vie. Il est scolarisé et passe avec succès son baccalauréat avec mention Très Bien. Mais les soucis liés à l’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) et l’IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français) le poursuivent et créent de l’insécurité et un stress permanent.
Avec notre aide et celle de la famille, Sélim obtient une carte consulaire puis un passeport qui atteste de sa minorité au moment des faits reprochés. Une demande en cassation est alors engagée.
Il poursuit sa formation par un BTS en électrotechnique. Sur le plan scolaire, il s’accroche malgré des angoisses tenaces dues à son difficile parcours.
L’aide d’une psychologue est alors nécessaire.En 2022, son pourvoi en cassation est gagné. Mais dans l’attente de la relaxe définitive par le tribunal de Nîmes, la préfecture de l’Hérault lui donne seulement un titre visiteur sans autorisation de travail. Nouvelle déconvenue…
Relaxé en juillet 2023, il prend connaissance seulement en octobre 2023 de la décision du tribunal en s’y rendant accompagné par une bénévole de RESF. La greffière n’ayant pas jugé opportun de prévenir ni lui ni son avocat !
Encore une épreuve à surmonter car Sélim avait trouvé entre-temps un contrat en alternance pour terminer son BTS en entreprise.
Empêché par le manque d’autorisation de travail et l’absence d’information de sa relaxe, il perd la possibilité de faire cette formation qui lui tient particulièrement à cœur.Sélim obtient en novembre 2023 un récépissé avec autorisation de travail et trouve un emploi alimentaire dans la restauration. Six longues années de déboires et d’espoir déçus.
Il continue ses recherches pour terminer son BTS en alternance. Le chemin est long pour obtenir l’autonomie financière à laquelle il aspire.Sa détermination paye car en 2024 après plusieurs entretiens, il est accepté pour finir son BTS en alternance dans l’entreprise qu’il souhaitait rejoindre.
Son salaire lui a permis de trouver un appartement. Il a passé et obtenu en 2025 son permis de conduire.
L’avenir enfin s’éclaire…
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